Dior : 2017, fin de la traversée du désert, l’année d’un nouvel envol…

 

On peut dire que 2017 sourit à la maison de couture Dior…

Cette marque, auréolée de l’image mythique de son fondateur Christian et de belles réussites au travers des décennies, avait pourtant depuis quelques temps gentiment glissé vers une marque plus consensuelle, sans plus créer de véritable coup de cœur auprès des modeuses invétérées. Si le it-bag Lady Dior parvenait toujours à se renouveler et provoquer un petit sursaut et un « Oh ! » de plaisir lorsqu’on l’apercevait dans les vitrines des boutiques parisiennes, le prêt-à-porter peinait en revanche à nous maintenir fidèles.

Il faut dire que depuis le départ fracassant de son directeur artistique fétiche du début des années 2000 John Galliano et l’arrêt de ses défilés démesurés, la marque se cherchait un peu. Il lui a fallu du temps pour trouver un successeur à ce styliste fantasque, qu’elle a d’abord fait le choix de remplacer par le designer pragmatique et carré qu’est Raf Simons. Comme si, en prenant cette option, Dior voulait revenir à une image sobre, pour éviter de faire trop de vagues et comme pour s’excuser des débordements passés de son ancien chef de fil…

Si l’on peut reconnaître à Raf Simons le mérite d’avoir relevé le défit de reprendre la direction artistique d’une marque en perte de vitesse et d’avoir sans doute supporté un temps la pression de la société mère LVMH, il a vite quitté le navire, tout suffoquant, en reconnaissant lui-même n’avoir jamais réussi à trouver son rythme de croisière au sein du paquebot que représente la célèbre maison de l’Avenue Montaigne. De ces années, on ne retiendra en effet pas de pièces emblématiques, si ce n’est peut-être la robe bustier fleurie, délicieusement fifties, portée avec grâce par l’actrice Nathalie Portmann dans la publicité du parfum Miss Dior.

A trop vouloir quitter la scène subversive, Dior aurait-il donc fini par quitter la scène de la mode qui met des étincelles dans les yeux des filles de la planète ? A la fin de l’année 2016 on aurait presque eu tendance à vous dire que oui, pleine de regrets pour cette marque si follement parisienne…

Et voilà qu’au début de l’année 2017, le miracle se produit….la blogosphère s’affole, la presse mode s’agite, les stars s’enflamment….

De mon côté, mon attention est d’abord attirée par le revival de pièces mythiques des années 1990 qui ont fait le renom de la marque. On pense notamment aux t-shirts nouvellement estampillés « J’ADIOR », slogan joliment détourné du slogan initial qui avait fait fureur à sa sortie, « J’adore DIOR ». En effet, qui n’a pas en mémoire celui porté par Sarah Jessica Parker dans le second opus du film Sex and the city où, perdue au milieu du souk d’Abu Dhabi, elle retrouvait parmi les épices et les tapis, son amour d’antan….On sourit également en revoyant apparaître sur certaines pièces et sacs le tissu monogramme qu’on avait adoré à ses débuts…

Et puis au-delà de tout, il y a ce t-shirt « We should all be feminists », que toutes les modeuses engagées se sont empressées d’acheter au moment de l’investiture de Donald Trump, comme un rempart aux idées réac défendues par ce dernier…Avec cet unique bout de coton, Dior s’engage à nouveau, redort son image, reprend ses lettres de noblesse et se replace à la tête des marques influentes, porte-drapeau d’une conception de la femme dont les idées comptent…

Car en effet, derrière la marque se cache désormais le visage d’une femme, Maria Grazia CHIURI, nouvelle directrice artistique. Avec elle, on prend un sacré coup de jeune, on redevient bouche bée, on s’extasie devant le revival de cette marque adorée,  dont on aimerait pouvoir avoir les moyens de s’arracher les nouvelles pièces de la collection SS 2017. Cette semaine, on aurait aussi voulu assister au défilé que DIOR a offert à ses plus fidèles clientes en plein désert californien, au coucher du soleil, entre montgolfières et feu de camp, sous la tente, dans un esprit western chic furieusement réussi !

A défaut, on scrute et on envie scrupuleusement les stars et les blogueuses mode influentes qui ont la chance d’être de la partie. Et cet été, on accède tout de même à une parcelle de luxe en visitant l’expo parisienne au Musée des arts décoratifs (eh oui, j’ai prévu un saut de puce sur Paris rien que pour ça) ou en acquérant la déjà mythique monture solaire modèle So Real (une vraie tuerie !). On continue d’applaudir des deux mains la gamme de make-up, toute rassérénée par l’arrivée de la Bella Hadid en qualité d’égérie et on porte une part d’histoire en se parfumant avec le mythique J’adore…on est heureuses, c’est déjà ça et c’est très bien…

Definitely, full of joy, we’re all Dior Addict !

http://www.dior.com/diormag

 ©lesfillesetincelles 2017

Publié dans: Mode

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